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samedi 14 avril 2012

Des propositions pour Bordeaux IV


En conclusion de cette série d'articles, nous avons conscience que de nombreuses propositions issues de cette réflexion ne sont pas nouvelles, elles offrent néanmoins la vision que nous avons de notre établissement, et certaines pistes pouvant ouvrir une réflexion susceptible d’améliorer simplement la vie des étudiants.
Dans le cadre de l’orientation de nos deux voix lors du Conseil d’administration du 16 avril 2012 élisant le futur président de Bordeaux IV, nous soumettrons ces propositions et cette analyse aux différents candidats.  Réalistes, nous savons que la portée de ce texte sera modeste, le but étant d’être une organisation constructive et force de propositions pour notre Université que nous aimons tant.
Nous terminerons par une citation de Jean Jaurès, qui, nous le souhaitons, ne guidera pas la mandature de notre futur Président : « Quand les hommes ne peuvent plus changer les choses, ils changent les mots. »

Voici l'intégralité de nos propositions:
 
1.       La nomination d’un chargé de mission étudiant au « Statut social de l’étudiant » portant une réflexion globale sur cette question
2.       Une harmonisation favorable aux étudiants (compensation annuelle, plus de notes éliminatoires) des conditions d’études et modalités d’examen pour l’ensemble des formations de l’université, propositions qui seront motrices dans les échanges autour du projet de la future Université de Bordeaux
3.       Diversifier les horaires (samedis, soirs en semaine) des travaux dirigés pour ouvrir ces enseignements aux étudiants ayant des statuts particuliers (salariés, engagés dans l’université)
4.       Embaucher une seconde infirmière dédiée aux sites universitaires hors Pessac
5.       Impliquer la mutualité étudiante durablement dans la vie de notre établissement
6.       Installer des distributeurs de préservatifs dans les sanitaires de l’établissement
7.       Créer un partenariat avec l’Institut de Formation des Soins Infirmier afin d’accueillir des stagiaires pour épauler l’infirmière universitaire
8.       Mettre en place une véritable politique de communication en matière de santé
9.       Optimiser la politique sociale de l’Université à destination des étudiants
10.   Instaurer un comité de réflexion à l’échelle de l’Université s’agissant des capacités d’accueil
11.       Mettre en place une Vice-présidence en charge de la stratégie et du positionnement de l’Université dans son  environnement, l’objectif étant de faire converger les parties prenantes internes vers une stratégie unique et cohérente.
12.       Développer l’apprentissage dans toutes les disciplines en se basant sur le nouveau CFA
13.       Formaliser un annuaire des diplômés
14.       Faire de la formation continue une arme de promotion de notre établissement
15.       Eclaircir notre offre de formation par des statistiques pertinentes en matière d’insertion professionnelle
16.       Diversifier les sources de financement des thèses de doctorat
17.       Evaluer annuellement les diplômes de fin de cycle par l’instauration de critères standards et objectifs
18.       Créer un support de publication trimestriel sur les travaux de notre Université largement diffusé à destination du monde économique
19.       Impliquer les personnalités extérieures membres des conseils centraux de l’Université dans son fonctionnement
20.   Construire une « charte des stages » signée par les entreprises accueillant les étudiants afin de garantir un maximum de droits en matière d’insertion professionnelle à ces derniers.
 
21.       Lancer, à l’image de Bordeaux III, une démarche Agenda 21 à Bordeaux IV, reprise ensuite à l’échelle de la Nouvelle Université de Bordeaux
22.       Impulser la création d’une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne dans notre établissement, avec des tarifs dégressifs pour les étudiants boursiers
23.       Instaurer un incubateur de projet ouvert à l’ensemble de la communauté de notre établissement offrant les différentes fonctions supports nécessaires à leur aboutissement
24.       Développer un réseau social 2.0 ouvert à l’ensemble de l’établissement en remplacement de l’ENT
25.       Créer des juniors-entreprises, particulièrement pour les doctorants, offrant une expertise de très haut niveau au monde économique
26.       Proposer des modules « créativité et innovation » dans les années de fin de cycle
27.       Accompagner les démarches entrepreneuriales des futurs diplômés
28.       Construire une association des diplômés de notre Université
29.       Constituer un groupe de réflexion ouvert à tous « Université 2050 »
30.   Porter une réflexion sur l’usage du numérique dans l’enseignement et la recherche en sciences sociales
L'équipe ULM

jeudi 12 avril 2012

La créativité comme force de Bordeaux IV


Loin de nous l’idée de revendiquer la destruction créatrice de J.SCHUMPETER avec lequel nous ne partageons que la nécessité d’innover dans un contexte croissant de concurrence. Pour nous, l’Université doit être le berceau de la créativité et de l’innovation sans pour autant détruire les vestiges de notre histoire. En ce sens, l’équipe présidentielle de Bordeaux IV doit animer, tel un chef d’orchestre, l’intelligence collective de l’établissement afin de multiplier les projets innovants. Cette créativité peut se traduire par des actions associatives, pédagogiques, scientifiques, administratives ou culturelles, pilotées en mode projet et accompagnées par Bordeaux IV.
Le rôle de l’Université est d’organiser cette créativité en mettant en œuvre un accompagnement et un cadre afin de voir aboutir ces idées portées collectivement par l’ensemble de notre établissement.
Par ailleurs, nous évoluons désormais dans une société portée par les préoccupations du développement durable fixant des objectifs écologiques, sociaux ou économiques. Nous sommes très attachées à cette approche qui fixe une ligne de conduite préservant les intérêts des générations futures. A ce titre, la créativité devient le levier idéal pour satisfaire notre génération tout en préservant le futur.
Dans un but de créativité et d’accompagnement à l’innovation, nous proposons :
1.       Lancer, à l’image de Bordeaux III, une démarche Agenda 21 à Bordeaux IV, reprise ensuite à l’échelle de la Nouvelle Université de Bordeaux
2.       Impulser la création d’une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne dans notre établissement, avec des tarifs dégressifs pour les étudiants boursiers
3.       Instaurer un incubateur de projet ouvert à l’ensemble de la communauté de notre établissement offrant les différentes fonctions supports nécessaires à leur aboutissement
4.       Développer un réseau social 2.0 ouvert à l’ensemble de l’établissement en remplacement de l’ENT
5.       Créer des juniors-entreprises, particulièrement pour les doctorants, offrant une expertise de très haut niveau au monde économique
6.       Proposer des modules « créativité et innovation » dans les années de fin de cycle
7.       Accompagner les démarches entrepreneuriales des futurs diplômés
8.       Construire une association des diplômés de notre Université
9.       Constituer un groupe de réflexion ouvert à tous « Université 2050 »
10.   Porter une réflexion sur l’usage du numérique dans l’enseignement et la recherche en sciences sociales

L'équipe ULM

mercredi 11 avril 2012

Bordeaux IV compétitive dans un environnement concurrentiel


Désormais, l’enseignement supérieur évolue dans un environnement concurrentiel, plus ou moins abouti en fonction du domaine de formation. L’IAE est par exemple soumise à la concurrence d’écoles de commerce semi-publics ou privées, l’IUFM quant à elle demeurant éloignée de ce phénomène. Dans ce contexte, nous considérons que l’Université doit apporter des réponses efficaces et durables, tirant son avantage face aux autres établissements de son histoire et de son expertise issue de sa politique de recherche. D’autres outils actuels peuvent également être mobilisés dans le sens d’un accroissement de la compétitivité de notre établissement, tel l’apprentissage ou la formation continue. En effet, un établissement d’enseignement supérieur attractif se doit d’offrir une recherche reconnue et une insertion professionnelle réussie, ce qui nous rappelle l’histoire de l’enseignement supérieur public fondé sur une orchestration symphonique entre la formation et la recherche. Afin d’offrir plus d’attractivité à notre Université, un éclaircissement stratégique sera nécessaire, particulièrement au niveau des arbitrages budgétaires, afin de répondre à la question : doit-on favoriser les formations les plus soumises à un environnement concurrentiel ? Evidemment, nous ne disposons pas de réponse miracle à cette problématique, nous souhaitons néanmoins qu’une réflexion partagée soit entamée.
La compétitivité s’entend également au sein des discussions que nous pouvons avoir dans le cadre de la future Université de Bordeaux. En effet, sans tomber dans un rapport de force vis-à-vis de nos partenaires que sont les autres Universités Bordelaises, nous devons être capables d’affirmer une stratégie et une vision de cette future structure la plus favorable possible à la pluralité de notre établissement actuel. Nous considérons que cette stratégie doit être construite avec l’ensemble des acteurs de Bordeaux IV afin de faire converger les objectifs de chacun.
Nous proposons donc pour que notre Université demeure compétitive :
1.       Mettre en place une Vice-présidence en charge de la stratégie et du positionnement de l’Université dans son  environnement, l’objectif étant de faire converger les parties prenantes internes vers une stratégie unique et cohérente.
2.       Développer l’apprentissage dans toutes les disciplines en se basant sur le nouveau CFA
3.       Formaliser un annuaire des diplômés
4.       Faire de la formation continue une arme de promotion de notre établissement
5.       Eclaircir notre offre de formation par des statistiques pertinentes en matière d’insertion professionnelle
6.       Diversifier les sources de financement des thèses de doctorat
7.       Evaluer annuellement les diplômes de fin de cycle par l’instauration de critères standards et objectifs
8.       Créer un support de publication trimestriel sur les travaux de notre Université largement diffusé à destination du monde économique
9.       Impliquer les personnalités extérieures membres des conseils centraux de l’Université dans son fonctionnement
10.   Construire une « charte des stages » signée par les entreprises accueillant les étudiants afin de garantir un maximum de droits en matière d’insertion professionnelle à ces derniers.
L'équipe ULM

mardi 10 avril 2012

Bordeaux IV gardienne du Service Public


Notre attachement au Service Public de l’enseignement supérieur est très fort, en lien avec les valeurs portées par la République et particulièrement l’égalité. Notre vision idéale du monde fait de l’Université le moteur de l’ascension sociale, néanmoins nous connaissons les contraintes, notamment budgétaires, auxquelles elles sont soumises. Un établissement comme Bordeaux IV n’est plus aujourd’hui libre de faire ce qu’il veut, évoluant dans un environnement complexe voyant intervenir de nombreux acteurs.
Néanmoins, notre Université se doit de conserver une certaine vision de ses objectifs et notamment ceux gravitant autour de l’idée de service public. Nous déplorons en effet la proposition faite lors du Conseil d’administration de décembre 2011 concernant l’instauration de « capacités d’accueil » pour les étudiants en première année de droit et un tirage au sort pour ouvrir l’accès à notre établissement de potentiels usagers dans des situations équivalentes. Nous souhaitons une harmonisation des conditions d’études et des modalités d’examens favorable pour l’ensemble des usagers de notre établissement, puis, pour l’avenir, au sein de la Nouvelle Université de Bordeaux.
Notre vision de l’égalité s’entend également en matière de statut de l’étudiant, ce dernier devant respecter une certaine forme d’adaptation en fonction de la condition de chaque étudiant, certains, tels les salariés ou ceux investis dans la vie de notre établissement, ne disposant pas des mêmes droits  d’accès à la réussite que d’autres sociologiquement plus favorisés. Par ailleurs, la santé des étudiants est une priorité, le principe de subsidiarité faisant notre université un acteur incontournable en la matière.
Notre vision du Service Public de l’enseignement supérieur nous entraîne donc à proposer :
1.       La nomination d’un chargé de mission étudiant au « Statut social de l’étudiant » portant une réflexion globale sur cette question
2.       Une harmonisation favorable aux étudiants (compensation annuelle, plus de notes éliminatoires) des conditions d’études et modalités d’examen pour l’ensemble des formations de l’université, propositions qui seront motrices dans les échanges autour du projet de la future Université de Bordeaux
3.       Diversifier les horaires (samedis, soirs en semaine) des travaux dirigés pour ouvrir ces enseignements aux étudiants ayant des statuts particuliers (salariés, engagés dans l’université)
4.       Embaucher une seconde infirmière dédiée aux sites universitaires hors Pessac
5.       Impliquer la mutualité étudiante durablement dans la vie de notre établissement
6.       Installer des distributeurs de préservatifs dans les sanitaires de l’établissement
7.       Créer un partenariat avec l’Institut de Formation des Soins Infirmier afin d’accueillir des stagiaires pour épauler l’infirmière universitaire
8.       Mettre en place une véritable politique de communication en matière de santé
9.       Optimiser la politique sociale de l’Université à destination des étudiants
10.   Instaurer un comité de réflexion à l’échelle de l’Université s’agissant des capacités d’accueil
L'équipe ULM.  

lundi 9 avril 2012

Service public, compétitivité et créativité pour Bordeaux IV

Dans le cadre du renouvellement du Président de notre Université, nous entamons une série d'articles (cinq au total) présentant nos proposions qui seront faites à chacun des candidats. Nous soutiendrons celui qui s'engagera sur le plus grand nombre de propositions. Retrouvez les résultats des élections des enseignants-chercheurs et personnels BIATSS ici.

Depuis 15 mois maintenant le Président Lung et son équipe, à laquelle l’UNEF Bordeaux IV participe, gouvernent notre Université. Cette courte période a été marquée par un certain dynamisme, des réformes structurelles importantes pour l’enseignement supérieur aquitain et de nombreux projets d’ampleur devant aboutir à plus long terme.
Notre Université, dans un contexte globalisant tendant vers une Université Bordelaise unique prévue en 2014 essaie de se positionner dans le but de satisfaire l’ensemble des parties prenantes de notre communauté. Cette réforme essentielle bouleverse les habitudes en matière de recherche, de formations, de personnels BIATSS mais également de vie étudiante qui devrait être affectée par ces changements d’ampleur.
 Actuellement, nous avons des difficultés à lire l’avenir et notamment les conséquences pour les étudiants  de la création de un et cinq Collèges en Sciences Sociales. Notre sentiment est que le cœur de cette réflexion oublie les étudiants au profit des autres acteurs de l’Université. En effet, nous déplorons que les réflexions autour de la NUB associent peu les étudiants qui n’interviennent que dans le cadre de leurs votes, sur des projets finalisés, dans les conseils centraux des universités. Nous avons conscience de la nécessite de se regrouper pour les universités bordelaises afin d’exister au niveau international,   néanmoins il est essentiel de ne pas oublier les étudiants qui sont les usagers de ce bien public si précieux qu’est notre système universitaire national. Notre vision de la Nouvelle Université de Bordeaux est simple : la création d’une entrée unique en premier cycle avec un choix important et modulable en matière d’enseignements et une spécialisation importante en deuxième cycle, avec une orientation dès sa première année vers la recherche ou la professionnalisation. Le premier cycle,  doit également proposer des parcours professionnalisant en phase avec les attentes du monde économique. Les Collèges peuvent devenir le cadre d’exercice de cette Nouvelle Université de Bordeaux en respectant la diversité en matière de recherche et de formation qui fait la force de l’enseignement supérieur public, le tout étant que la véritable gouvernance de cette future structure converge vers les mêmes objectifs stratégiques. En ce sens, Bordeaux IV est une université plurielle, couvrant des champs disciplinaires large allant du Droit à l’IUFM. Il ne semblerait pas aberrant que la future Université de Bordeaux fasse de cette pluralité une force en adaptant les futurs Collèges aux disciplines de Bordeaux IV.
Ces propos introductifs sont fondamentaux car ils engagent notre avenir, et celui des générations futures d’étudiants. Malheureusement, le peu de concertation avec les usagers concernant ce projet essentiel nous laisse ignorant de son avancée, ce qui est regrettable au regard des progrès réalisés en matière de démocratie étudiante à Bordeaux IV. En effet, depuis maintenant 15 mois, l’implication efficiente d’étudiants dans la gouvernance de notre université est une avancée majeure pour laquelle nous remercions le Président Lung qui a su écouter certaines de nos propositions en positionnant certains d’entre nous au centre de projets universitaires ambitieux. Cela se traduit par les marges de manœuvre laissées au vice-président étudiant, la nomination de chargés de missions étudiants sur des thématiques variées telles l’Université 2.0 ou la pédagogie, et l’aboutissement de certains projets tels la redynamisation de l’initiative étudiante.
Dans le sens d’une optimisation de l’engagement étudiant dans notre Université, et au-delà au sein de la future Université de Bordeaux, nous profitons de l’élection du 16 avril prochain renouvelant le Président de notre institution pour proposer une vision de l’enseignement supérieur ancrée sur trois valeurs : le Service Public, la compétitivité et la créativité. 
L'équipe ULM  

lundi 26 mars 2012

Protégeons les étudiants salariés !

 Toutes les études sont formelles : le salariat étudiant entraine un échec universitaire quasi systématique. Vu par certains syndicats étudiants comme étant un outil de professionnalisation, l’UNEF a clairement choisi de le condamner.
L’UNEF voit l’étudiant comme un « jeune travailleur intellectuel », il n’a pas à travailler en parallèle de ses études. En licence d’économie et de gestion par exemple, il doit suivre plus de 30h de cours par semaine. Si on doit rajouter le temps de transport, le travail personnel, et en plus un emploi salarié, on comprend alors les causes de l’échec universitaire.
En outre, les raisons qui poussent un étudiant à se salarier sont l’image d’une société ultralibérale qui ne souhaite plus protéger ses jeunes. Le système des bourses n’est pas représentatif des aspirations et de la réalité de la jeunesse. En prenant en compte le revenu des parents comme facteur principal, il fait perdre toute autonomie aux étudiants. De plus, en fonction de la situation instable de l’économie, un étudiant peut basculer dans la pauvreté du jour au lendemain. Les aides d’urgence délivrées par le FNAU sont peu connues du grand public, tandis que les APL sont délivrées de plus en plus tardivement. En tant que jeune adulte, l’étudiant a aussi des besoins : en matière de logement, de santé, d’alimentation, d’études mais aussi en matière de confort et de loisirs. D’où la nécessité de se salarier pour les étudiants des classes moyennes et populaires, dont ni le revenu des parents ni les aides existantes ne permettent de mener une vie décente. Le salariat étudiant entraine donc la reproduction des classes, et remet en cause le principe d’égalité que doit assurer tout service public.
Afin de pallier ce problème, l’UNEF défend la mise en place d’une allocation d’autonomie. Il s’agit d’un projet d’envergure nationale, qui comme pour les retraités, offre une allocation à chaque étudiant, indépendamment du revenu des parents. Cette allocation aura pour but d’assurer l’autonomie de tous les étudiants, en leur offrant une somme leur permettant de se loger, de s’alimenter, de se soigner, et surtout d’étudier, sans avoir à travailler en parallèle. Même s’il s’agit de notre idéal, cette allocation ne verra pas le jour immédiatement. Nous devons trouver des solutions à l’échelle locale.
Très loin d’apporter une expérience professionnelle utilisable dans un CV (si vous voulez vous lancer dans une carrière juridique, le fait de savoir mettre une tranche de cheddar sur un steak ne vous apportera pas forcément un plus), le salariat étudiant est une injustice qui ne doit pas être vue comme une fatalité. Des solutions simples peuvent être envisagées :
  • Diversifier les horaires des travaux dirigés (le soir, le samedi) ;
  • Confier la fiche de présence en TD à l’étudiant salarié, qui lui permettrait d’aller dans les groupes de TD qu’il souhaite (surtout si ses horaires sont variables) ;
  • Développer des parcours en régime long, afin de valider des années de licence ou master en deux ans
  • Dispenser ces étudiants d’assiduité ;
  • Adapter les examens…
L’UNEF Bordeaux IV souhaite donc que l’Université acte un statut de l’étudiant salarié, afin de le protéger et de lui offrir des droits supplémentaires, du fait de sa situation difficile, mais aussi d’assurer un suivi permanent et personnalisé des étudiants salariés, afin de les tenir informer et de les aider. C’est ça la mission d’un syndicat : proposer et surtout défendre tous les étudiants. 

L'équipe ULM

lundi 19 mars 2012

Pour une insertion professionnelle réussie !

En matière de qualité de formation, notre université n’a pas à rougir face à des écoles se targuant de former notre élite nationale. En effet, la qualité de nos enseignants, tous experts dans leur domaine de compétence, reflète l’excellence des enseignements délivrés.
Aujourd’hui, l’enseignement supérieur évolue dans un environnement concurrentiel dans lequel on peut désormais parler « d’avantage comparatif ». Malheureusement, la forme à dépasser le fond, et ce n’est plus forcément la qualité des enseignements qui attire les meilleurs étudiants. La communication devient alors une arme redoutable se traduisant notamment pour ces écoles par des « réseaux des anciens » puissants ou des relations partenariales importantes avec le monde économique. Ces deux axes permettent de faciliter grandement l’insertion professionnelle des diplômés. A Bordeaux IV, la formation, nous savons faire, le tout est de le faire savoir !
Nous déplorons que les diplômés de notre établissement sont « lâchés dans la nature » sans aucun suivi, loin de l’idée d’insertion professionnelle active mise en avant par d’autres établissements de type « école ». Nous avons conscience des limites budgétaires de l’Université face aux IEP par exemple qui garantissent des dotations beaucoup plus conséquentes pour chaque étudiant. Néanmoins, afin d’améliorer les débouchés professionnels de nos futurs étudiants, nous pouvons faire les propositions suivantes :
-    Formaliser un annuaire des diplômés en ligne par formation afin de générer un effet de « réseau » facilitant l’accès à des stages voir à des emplois. Nous pourrions imaginer qu’une version papier de ce document serait remise à chaque diplômé.
-    Proposer à une personnalité extérieure représentante du monde économique la vice-présidence de l’un de nos Conseil centraux afin de resserrer les liens avec ces futurs employeurs.
-    Mettre en place une charte des stages signée par les structures d’accueil pour garantir un stage qualitatif et pourquoi pas faciliter une embauche.
-    Développer l’apprentissage, en se basant sur le récent CFA, dans toutes les formations professionnalisantes sans exception.
Sans tomber dans l’utopie, nous pensons que ces propositions sont à la portée de notre université !

L'équipe ULM